Les personnalités de Montherod

JEAN-CLAUDE COLLET (1940-2006)

Instituteur
Secrétaire municipal

Jean-Claude Collet (1940-2006) est arrivé à Montherod en 1970 où il fut instituteur pendant 33 ans. M. Collet a laissé un souvenir impérissable et un fort attachement auprès des élèves de Montherod et environs, en particulier par son autorité naturelle. A l’initiative de ses anciens écoliers, le bâtiment où il a enseigné et vécu, a été baptisé à son nom comme la plaque commémorative l’atteste.

Il aimait faire découvrir Montherod à chacune de ses classes, en organisant chaque année, la tournée des bornes communales mais également aux habitants à l’occasion du 1er août. Pratiquement tous ses élèves et bon nombre d’accompagnants ont visité la Cascade du Hérisson en France voisine lors des courses d’écoles annuelles. Il ne manquait pas d’emmener chaque volée à la découverte des oiseaux et des canards du Léman afin de partager sa passion.

Passionné depuis l’enfance par l’art roman, il écrit en 1978 un splendide ouvrage sur les Eglises romanes de la Dombes  aux éditions Trévoux. Il a donné également des conférences à l’Université populaire pour partager sa passion avec le plus grand nombre.

Jean-Claude Collet a également exercé la fonction de secrétaire municipal pendant sept ans et a dirigé le Chœur mixte « Le Muguet ».

Homme discret et raffiné, il avait l’humour taquin et ses remarques hebdomadaires dans les «carnets journaliers »  rendaient les parents impatients d’arriver au week-end !

GEORGES-ANDRE CHEVALLAZ (1915-2002)

Conseiller fédéral
Président de la Confédération

Originaire de Montherod, Georges-André Chevallaz est né le 7 février 1915 à Lausanne. Passionné d’histoire, il obtient une licence ès lettres classique et son doctorat en histoire économique. De 1942 à 1955, il est professeur à l’Ecole supérieure de commerce de Lausanne puis directeur de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, en même temps que chargé de cours d’histoire diplomatique à l’Université, de 1955 à 1958. Il est syndic de Lausanne de 1958 à 1973 et conseiller national de 1959 à 1973. Dès 1958, il devient membre du CA de la société suisse du Tunnel du Grand-Saint-Bernard qu’il présidera de 1971 à 1973. Président de l’Union des Villes suisses de 1967 à 1973, il exerce également le mandat de président de la délégation suisse de la Conférence européenne des pouvoirs locaux et présidera la Commission générale de cette Conférence de 1968 à 1973. En 1968-69, Georges-André Chevallaz est chargé de cours d’histoire diplomatique à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. De 1969 à 1971, il est président de la commission suisse pour l’Unesco. De 1965 à 1972, il est nommé président du Parti radical-démocratique vaudois et de 1970 à 1973, président du Groupe radical des Chambres fédérales.
Il est élu conseiller fédéral par l’Assemblée fédérale le 5 décembre 1973. De 1974 à 1979, il occupe le poste de Chef du Département des finances. Il est élu Président de la Confédération en 1980. Marié, deux enfants, Georges-André Chevallaz était très attaché au Pays d’Enhaut.

ACHILLE L. PROD’HOM (1917-2009)

M. Prod’hom, bien que n’étant pas historien, la retraite venue, a commencé des recherches dans les archives de toutes petites communes vaudoises et, plus particulièrement celles du village de Montherod, sa commune d’origine. Son intérêt a été de découvrir la vie au quotidien d’humbles paysans et artisans de ce tout petit village éloigné des bouleversements politiques des XVIIIe et XIXe siècles. Il en est sorti un sympathique ouvrage intitulé ‘Ils habitaient Montherod’. M.Prod’hom est décédé le 4 juin 2009 à Ecublens. Il est inhumé au cimetière de Montherod.

GASTON TEUSCHER, artiste (1903-1986)

Il est né en 1903 à Montherod sur Aubonne.Saisi d’une passion créatrice relevant de l’art brut, il dit: ‘Quand je fais mes dessins, je suis un peu hors de moi-même, je suis tellement concentré que j’oublie tout […] On ne crée rien, on révèle, par des moyens accessibles aux sens […] Certaines personnes me trouvent un peu fou. A quoi je réponds que pour percevoir que quelqu’un est fou, ne faut-il pas l’être un peu soi-même?’